Vous l'avez probablement reconnu ! Il s'agit de notre ami et fidèle supporter "Milou "Garrouste. Jamais un entrainement sans qu'il ne vienne garer son auto "rouge" en face du stade pour faire un tour d'horizon de "qui est là ?" et prendre une température ovalistique en véritable connaisseur qu'il est.
"Milou" n'est pas seulement un proche du club, c'est aussi un vrai amoureux de sa terre natale. Le rugby comme la poussière de la malepère, il le connait et le conjugue par tous les temps et par toutes les pores.
A l'heure où ceux qui entreprennent et ceux qui se vouent corps et âmes à porter des projets ambitieux ne cessent d'être critiqués ou raillés, "Milou" lui se porte en garant d'un équilibre entre les valeurs de la raison et celles de la passion. La rassègue n'est pas pour lui...Il n'est pas de ceux là et prèfère mettre un sourire en coin sur sa gouaille de montréalais endurci par la vie plutot que d'asséner des mots qui font peine à ceux qui se dépensent pour que tout soit au mieux.
La discrétion et l'amour d'un maillot "rouge et noir" sont des vertus que cet homme sait faire partager autour de lui. D'ailleurs le premier supporter du club est souvent entouré de "vieilles gloires locales" lors des matches comme pour signifier à ceux qui ne voient pas plus loin que le bout des crampons des joueurs que l'indéfectible présence des "séniors" sur la butte mythique des plaines brandit l'étendard du renouveau de ce rugby de village où l'argent n'existe que dans la tête de quelques décrébrés jaloux de n'avoir eu le courage soit de faire ou soit de comprendre.
Dans tous les cas, chapeau môsieur "Milou" vous fleurez bon le pays où l'olive de cuir tutoie la cime des pagelles de votre stade...
Portez encore très longtemps ce regard teinté de fierté indigène pour que ceux qui mouillent la tunique et ceux qui font que ce jeu existe au pied de la collégiale soient le porte drapeau d'un oriflamme rouge comme le sang des vignerons et noir comme le café du matin où le jeune tend la main au vieux et parle du match de demain.
A leçon d'humilité, je vous salue homme des plaines...