Ouverture du championnat sous le soleil de Riquet. Le jeune arbitre et néanmoins à créditer d'une prestation correcte lance les débats. Les locaux bien déterminés à ne pas s'en laisser compter engagent leur physique et produisent un jeu d'avants. Les hommes de la collégiale surpris par cette entame et la chaleur sont accablés et subissent dans le premier quart d'heure les coups de boutoir de leurs adversaires. L'effet de surprise passé, le surpuissant pack montréalais s'organise et montre le bout du nez pour finir par s'installer dans le camp héraultais bien aidé en celà par les coup de pieds de déplacement de la paire Pistre et Largé. Il s'en suit alors une pléiade de mouvements des lignes arrières avortés par la précipitation et l'envie de tout dévorer. Ajoutez à celà quelques initiatives personnelles sur des départs au ras, un soutien pris au dépourvu ainsi que la farouche résistance des locaux et vous avez ainsi tous les ingrédients pour une sauce cathare qui ne prend pas. Aux citrons, force est de contater un léger déficit au compteur 3 à 6 pour Béziers Riquet.
Au retour, les premières minutes sont encore à l' avantage des locaux. Une entame de second acte bien normale puisque les montréalais ont par leur manque de réalisme maintenu l'espoir sur les berges de Riquet. Plus organisé et plus puissant, le collectif "rouge et noir démarra alors le camion au volant duquel se trouvait un Suarez à l'envie requinquée qui s'illustrait le temps d'un drop qui fila prestement se nicher entre les pagelles. Benoit Pistre ne voulant pas être en reste faisait montre de tout son talent et se fendait sans coup férir lui aussi d'un drop vertigineux déclenché à quarante mètres...Le ton était donné. Les travaux d'hercule du 8 de devant entrainèrent les locaux à poser les barricades bien vite renversées par le tracteur de la Malepère. Labatut une première fois tamponnait le moral bittérois en se voyant propulsé en terre promise. Venait ensuite l'essai de Kichane, emporté par la marée rouge sur 40 mètres, balayant ainsi les derniers espoirs des locaux. Franck Largé ( comme au bon vieux temps) se chargeait en coin de rajouter ce qui furent les derniers points d'un match gagné 23 à 6.